Ce que je mange me fait-il vraiment plaisir ?

Sauriez-vous faire la différence entre plaisir et habitude ? Selon le dictionnaire Larousse, ces deux mots représentent pourtant deux réalités radicalement différentes.
Le plaisir, désigne ainsi un « état de contentement que crée la satisfaction d'un désir ». A contrario, une habitude est une « manière ordinaire d'agir, usage répété de quelque chose qui crée un besoin ».
Alors, comme ça, vous vous dites peut-être que faire la part des choses est très simple... pourtant, observez les quelques exemples suivants :
- Le carré de chocolat avec le café
- Le fromage à la fin du repas
- L’apéritif du vendredi soir
- Le croûton de pain en sortant de la boulangerie
- Les popcorns au cinéma
- Etc...
Alors, plaisir ou habitude ? Désir ou besoin ? Comme vous pouvez le constater, la ligne est souvent plus ténue que l'on peut l'imaginer. Voici donc quelques clés pour mieux distinguer plaisir et habitude :
| Plaisir | Habitude | |
|---|---|---|
| Avant |
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| Pendant |
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| Après |
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| Dans le temps |
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Pourquoi a-t-on autant envie de sucré et de nourriture trop grasse et trop salée ? De nombreuses études scientifiques mettent en évidence une action de ces nutriments sur le cerveau, provoquant ainsi une sensation de plaisir1 comparable à l'usage de drogues. Lipides, sel, et sucre sont également soupçonnés d'entraîner une forme de « dépendance »2, 3.
Cette dépendance ne serait néanmoins pas indépassable et s'estomperait au bout de quelques semaines d'alimentation équilibrée. Elle a, en revanche, toutes les chances d'être accrue par la consommation régulière de produits transformés, enrichis en sucre, sel et lipides - on peut par exemple citer les pizzas industrielles (lipides, sucre et sel), la charcuterie (lipides, sucre et sel), ou encore le fromage (lipides et sel)...
Comment y remédier ? Une alimentation équilibrée associée à de l'activité physique permet de grandement diminuer les risques associés à une consommation excessive de sucres, lipides et sel. Quant à ces petits plaisirs malheureusement trop gras, salés ou sucrés, il est peut-être possible de cuisiner une alternative moins dommageable pour votre santé. Et le cas échéant de vous demander si, au fond, ce petit faible en vaut vraiment la chandelle... et de lui trouver une subsitution maligne !
Chocolat : optez pour du chocolat noir - au moins 70% pur cacao - qui contient moins de sucre. Le chocolat reste très gras mais goûter à du chocolat « pur cacao » est une expérience très différente que de manger du chocolat au lait. De prime abord très amer, les arômes du chocolat noir se développent lentement en bouche lorsqu'on en déguste un grand carré - il invite donc à la dégustation, et procure ainsi du plaisir !
Pizza : contrairement aux idées reçues, faire une pizza maison n'est vraiment pas sorcier. Pour la pâte, il vous suffit d'avoir de la farine, de la levure, et une pincée de sel sous la main. Rajoutez de l'au et malaxez jusqu'à obtenir une consistance bien lisse et ferme. Et pour la garniture, ouvrez votre frigo, et comptabilisez !
Chips : envie de queque chose de croustillant ? Optez pour du pop-corn maison fait avec peu voire sans matière grasse !
1. Fallon S et al (2007). Food reward-induced neurotransmitter changes in cognitive brain regions. Neurochemical Research 32: 1772-1782.
2. Rada P, Avena NM and Hoebel BG (2005). Daily bingeing on sugar repeatedly releases dopamine in the accumbens shell. Neuroscience. 134:737-44.
3. Erica M. Schulte, Nicole M. Avena, Ashley N. Gearhardt (2015). Which Foods May Be Addictive? The Roles of Processing, Fat Content, and Glycemic Load. PLOS One.